Baudelaire, Le chat

Publié le par Loiselle







De sa fourrure blonde et brune,
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir$
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut-être est-il fée, est-il dieu.
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,
Je le vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.


Charles Baudelaire, "Le chat",  Les Fleurs du mal, 1857.
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Loiselle 01/06/2009 19:23

si c'est bien ça. Avant l'arrivée de kitkat ;)

anne+marie 01/06/2009 18:34

oui celui là je le connais bien; je l'ai brodé en partie, avec un beau chat et si je me souviens bien, c'était avant l'arrivée de kitkat; comme quoi quelque part, j'avais deviné que tu aurais un chat, .... suis trop forte; (bon si je me trompe, tant pis, t'es pas obligée de me le dire).
BISOUS.